1 juin 2012

Prometheus


Depuis la récente création de ce blog et la rédaction de mon premier article sur le superbe et terrifiant La Dame en noir, une idée simple mais souvent trop oubliée continue de me servir de règle principale, de garde-fou, dans mes différentes tentatives de critiques, certes inévitablement et bienheureusement subjectives, mais cherchant néanmoins à rester le plus possible construites, raisonnées et relativement argumentées. Cette idée peut se traduire par une injonction à la formulation peu poétique mais dont la nature à priori élémentaire a un réel besoin d'être rappelée sans détour à un grand nombre de spectateurs et, fort tristement, de critiques de cinéma (qu'ils soient amateurs ou professionnels) : IL FAUT PRENDRE CHAQUE FILM POUR CE QU'IL EST ! C'est quelque chose que j'ai déjà répété plusieurs fois sur cet humble petit bout d'internet qu'est Kick-Ass Movies, et qui n'aura peut-être jamais été aussi vrai que pour le dernier bébé de tonton Ridley.

"Take me as I am, baby !"

Réglons-donc d'emblée le premier problème qui peut se poser, lorsque l'on essaye justement d'identifier cet étrange objet cinématographique qu'est Prometheus : quel est réellement le lien entre ce film et le premier Alien (également réalisé par Ridley Scott, comme vous le savez) ? Cette simple question, en apparence toute bête, est le ciment de plusieurs débats animés sur la Toile et l'une des causes principales d'une flopée d'articles aussi stupidement inquisiteurs que complètement à côté de la plaque. Il suffit pourtant d'avoir vu les deux films et, facultativement, de faire quelques recherches sur des sites spécialisés (ce qui semble étonnamment ne pas traverser l'esprit de plusieurs rédacteurs "professionnels", apparemment payés pour ne pas trop se fatiguer), pour comprendre finalement et assez facilement ce qu'il est suffisant de savoir pour pouvoir apprécier le film : l'histoire de Prometheus se passe avant celle d'Alien, dans le même univers, mais avec d'autres personnages. Le reste, les détails, bien que très stimulants pour échanger des théories tirées par les cheveux entre potes geeks une fois la projection bien digérée (ce que je n'ai moi-même pas manqué de faire), n'est cependant pas primordial pour juger de la qualité intrinsèque du métrage. Nous ne sommes donc pas en face d'un prequel direct aux aventures de la belle Ripley, ni devant quelque chose de totalement étranger à l'espace sourd et effrayant du huitième passager. Cette direction permet alors à Ridley Scott de développer la mythologie qu'il avait à peine ébauchée il y a plus de trente ans, tout en proposant une relecture de son œuvre fondamentale sur un fond de nouvelles pistes non-traitées auparavant. Que demande le peuple ?

"En route, mauvaise troupe !"

Mais, de manière inattendue, cette orientation plutôt originale (sans être révolutionnaire non plus) semble profondément troubler une multitude de moutons égarés, ceux-là mêmes qui, paradoxalement, ont pourtant tendance à fustiger les remakes proprets et les suites n'osant pas radicalement se détacher de leur modèle tant respecté. Ne sachant plus où donner de la tête, les pauvres hères reprochent alors au métrage de se perdre dans des références soi-disant inutiles à la célèbre saga au lieu de carrément nous conter une histoire "inédite" (ce qui est pourtant le cas) ou, au contraire, lui déplorent un manque de tension et de peur étouffée en comparaison de ce que proposait son illustre aîné (pour ma part, j'ai souvent été pétrifié). Deux points de vue indéfendables lorsque l'on prend donc, comme nous le conseillons, Prometheus pour ce qu'il est : une nouvelle histoire dans un univers déjà connu, ce qui justifie tant sa différence que sa ressemblance avec le deuxième long-métrage de l'ami Ridley. Remettre en cause l'un ou l'autre de ces deux éléments revient ainsi, ni plus ni moins, qu'à nier l'identité-même du film, en lui reprochant arbitrairement de ne pas correspondre à nos attentes avortées (chose qui, personnellement, m'irrite au plus haut point).

"I am what I am"

Dans le même sens, tout espoir de découvrir ici une œuvre majestueuse et révolutionnaire dans la veine du 2001 : L’odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, ne pourra que conduire à une certaine forme de déception et une dévaluation injuste des réelles qualités de ce Prometheus. Et l'on ne peut non plus, dans le cas présent, reprocher à un quelconque marketing de nous avoir induit en erreur, de nous avoir sur-vendu un film s'avérant au final très éloigné de ce qui nous avait été annoncé (et tant bien-même, aucune critique posée n'en tiendrait pour autant rigueur au film en soi), les différents éléments montrés en amont de sa sortie étant on ne peut plus clair sur le sujet : accroche "la recherche de nos origines pourrait mener à notre fin" + bande-annonce avec explosions, monstres visqueux, mutants hargneux et des phrases telles que "nous avons eu tort" ou "si vous ne l'arrêtez pas, il n'y aura nul part où rentrer" = on ne va pas ici trouver le sens de la vie en fumant de l'herbe martienne, mais plutôt tomber sur une bande d'extraterrestres pas vraiment chauds pour prendre l'apéro.

"Argh ! Y a du pastis dans mon casque !"

Ainsi, toujours si l'on se décide à prendre le film pour ce qu'il est et non ce que l'on voudrait qu'il soit, on se rend rapidement compte que Prometheus n'est clairement pas une œuvre philosophique agrémentée d'un joli enrobage SF et de quelques scènes d'action ou d'horreur pour maintenir le spectateur mollasson en éveil, mais bien un pur film d'horreur SF avec une bonne dose d'action et une légère touche philosophique pour renforcer l'intérêt de l'ensemble. On excusera alors plus facilement les approximations et autres incohérences du scénario, la plupart rattachées au comportements parfois peu réalistes de certains personnages, celles-ci étant presque inhérentes au genre horrifique, auquel le métrage appartient somme toute en grande partie (et il n'est pas si aisé de se détacher de codes quasi-ancestraux comme le fait intelligemment, par exemple, La Cabane dans les bois). Notons d'ailleurs que "l'inattaquable" Alien était déjà bien fourni en la matière, peut-être même plus que son actuel successeur, ce qu'aucun critique descendant Prometheus ne semble bizarrement se rappeler...

"Ouah, cet endroit fout grave les miquettes... Bon, on se sépare ?"

Mais à côté de ces errements assez classqiues et donc excusables, ce script mettant en scène l'expédition spatiale d'aventureux scientifiques à la recherche du grand "pourquoi", nous promet aussi et surtout d'exceptionnels et grandioses moments de cinéma ! Sans trop en dévoiler, je pense notamment à la succession d'événements "mutant/lance-flamme/opération", qui m'a laissé scotché à mon siège, le corps entièrement tendu et crispé comme lors d'un orgasme démesuré, pendant ce que je me souviens avoir duré au moins quinze bonnes minutes. Et quand je vois ce genre de passage dans un blockbuster d'une telle envergure, avec des décors, costumes et effets spéciaux tout simplement parfaits, le tout filmé avec une indéniable virtuosité (alors que l'on assiste d'habitude à de tels spectacles dans des productions à petit budget réalisées avec les pieds), je ne peux que cracher spirituellement aux visages des spectateurs faussement blasés, me lever de mon siège pour applaudir des deux mains et m'incliner devant la taille monumentale des corones de Sir Ridley !

"Maman, j'ai peur !"

D'ailleurs, en parlant de production et réalisation, il existe une autre raison qui a certainement pu amener quelques-uns à croire que cette relecture futuriste du mythe de Prométhée serait tout de même, scénaristiquement parlant, plus profonde que ce qu'elle est en vérité : les premières images dévoilées étaient d'une telle qualité qu'il était alors, quelque part, logique d'espérer découvrir une histoire aussi renversante que la maestria visuelle affichée. Et si le scénario du film, bien que très bon et ponctué d'instants extrêmement forts et véritablement marquants, n'est finalement pas parfait, il n'y a par contre aucune matière à tergiverser sur le second aspect : Prometheus est vraiment beau à en pleurer. Dès la scène d'exposition, on en prend plein les mirettes, ce qui continue généreusement avec la découverte du vaisseau donnant son nom au film, l’atterrissage sur la planète LV-223 ou la visite de l'imposant dôme extraterrestre s'y trouvant. Que ce soit au niveau de la photographie, des décors, des effets visuels ou de la réalisation aux plans subtilement cadrés et nous offrant une continuelle lisibilité, toute l'esthétique du métrage est sublime à s'en damner et, pour le coup, d'une cohérence totale, autant en soi qu'avec les autres volets "officiels" de la saga.

"OMG ! T'as vu la taille de ses trous de nez ?!"

Au rayon des points positifs, on peut aussi compter la musique, qui fait honorablement son office, et les diverses et très justes interprétations de Michael Fassbender (en robot humanoïde au comportement étrangement ambigu), Noomi Rapace (en scientifique guidée par la foi et doté d'un instinct de survie impressionnant), Charlize Theron (en maîtresse des lieux à la personnalité plus complexe qu'il n'y paraît) et Idris Elba (en capitaine de soirée prêt à y aller quand faut y aller). Bien trempés dans leurs personnages, ces derniers sont accompagnés par des rôles secondaires malheureusement plus effacés mais cependant nécessaires pour le déroulement de la trame (on manque toujours d'agneaux à sacrifier) et la crédibilité de la mission (on voit mal la compagnie Weyland financer un voyage de plusieurs milliards de dollars mais avec seulement six passagers, question de faire quelques minces économies sur le prix du billet), même si on aurait forcément aimé que certains d'entre eux soient un peu plus développés ou moins bizarrement caractérisés (le professeur Holloway et sa déprime d'ado attardé en tête de liste).

"Regarde comment je joue trop bien !"

Au final, si l'on associe un visuel fascinant et un scénario prenant s'orchestrant autour d'images percutantes, le tout baignant dans une ambiance saisissante, notamment grâce à une réalisation de haute volée et des acteurs principaux habités, Prometheus se révèle alors être rien de moins que ce qui nous avait été (réellement) annoncé : une nouvelle plongée en apnée, sensationnelle et renversante, dans l'univers d'Alien qui nous avait tant manqué. Et c'est déjà pas mal ! Le film reprend en effet à merveille tous les éléments qui ont fait le succès du premier volet, en nous présentant un monde inconnu à la fois crédible et intriguant, splendide et inquiétant, dans lequel se déroule un cauchemar hypnotique et haletant. Et si l'on rajoute à cela l'aspect métaphysique de l'intrigue et la pluralité des sujets du même ordre qui sont judicieusement traités (dont les relations "enfant/parents/mort" et "homme/machine/Dieu"), ainsi que l'élargissement et approfondissement de l'univers originellement créé, mais toujours dans un respect sans faille de ce qui avait déjà été fait, on se retrouve alors carrément en face de ce que la franchise Alien a donné de mieux depuis... Alien lui-même ! Après un Robin des bois pathétiquement mauvais au point d'en voir la tombe de Kevin Costner toute retournée (quoi ? Kevin Costner n'est pas mort ?), Ridley Scott assure ainsi son retour aux affaires sérieuses, et en passant par la grande porte qui plus est. N'en déplaise aux grincheux, Prometheus est à n'en pas douter, malgré une rude concurrence dans ce récent milieu fermé, le meilleur come-back d'une saga que l'on croyait terminée, mais que l'on est, pour le coup, plus qu'heureux de voir ressuscitée ! IT'S A KICK-ASS MOVIE, BABY !

"I'm back in black, bitch !"

Titre original : Prometheus
Réalisé par : Ridley Scott
Date de sortie française : 30 mai 2012

Article en rapport avec celui-ci : Cinéblabla #3 - Explications et théories sur Prometheus

40 commentaires:

  1. un piccolo pour piloter un vaisseau futuriste, un robot maléfique sans émotion, les meilleurs scientifiques du monde (on caresse les animaux dangereux, on casse une atmosphère et on fait deux ans de voyage dans l'espace sans savoir pourquoi), du cacafouilla de référéence alien (parfois ça rentre par la bouche et ça tue, parfois on boit une goutte on fait nouk nouk et ça fait du poulpe, parfois ça brule et on devient zombie), un scénar philosophique écrit aux toilettes.
    Sinon de très belles images, une 3D agréable, des trucs bien dégueux qui font bien peur.
    Donc un bon film direct to DVD, Ridley Scott a rassemblé toutes les iddées qu'il pouvait avoir et à tout mis en bordel dans un film, gachant la dynamique et la crédibilité du film.
    ps: article aussi agréable à lire qu'une thèse de philo.

    MairieMan

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    1. Le film ne comporte pas plus d'incohérences qu'Alien, qui est pourtant rarement (ou jamais) attaqué sur le sujet. Et pour l'aspect "philosophie pour les nuls", si on le voit comme un petit bonus et non l'intérêt principal du métrage (ce que j'explique dans mon article), on se dit alors que celui-ci a au moins le mérite d'exister et d'ainsi essayer de proposer quelque chose de neuf par rapport aux autres volets de la saga (pour exemple, toujours dans le "parfait" premier Alien, on trouvait autant de philosophie que dans la barbe de Chuck Norris ou le crâne brillant d'un Jason Sthatham) et de différent par rapport à la plupart des autres films du genre. Pour les diverses mutations, il n'y a pas de "cacafouilla", mon petit, c'est juste un peu trop complexe pour un Loupiac passant ses journées à faire du café et des photocopies. Sinon, ça me fait bien plaisir de voir enfin un commentaire de ta part sur mon blog, mon chéri ! Dommage que ça soit sur un film que tu n'aies pas aimé, surtout que c'est certainement la première fois que tu vas au ciné depuis Avatar. Tu dois faire d'horribles cauchemars à cause des précieux euros que tu ainsi gâchés :(

      P.-S. "Nouk nouk" ! Lol ! Gros bisous, amigo !

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    2. Soyons clair, je suis sorti de ce film très mitigé (à classer au coté d'Avatar), d'un coté j'ai plutôt passé un bon moment, la photo est très sympa (par contre le design est quelconque) mais voilà, il y a tant de faiblesses et d'incohérences sur les personnages et le scénario que bon, c'est la déception. Moi qui justement, n'avais pas succombé aux multiples trailers pour sauvegarder le mystère, je me suis retrouver très perplexe. Le problème n'est pas de prendre le film pour ce qu'il est, le problème est d'avoir un film qui à chaque instant vous ressert des scènes déjà vu mille fois (forcément les 2 nases vont se perdre et bien sûr qu'il va leur arriver malheur, c'est tellement prévisible que l'on en rit, alors quand l'un d'eux qui a tellement peur d'un cadavre se met à vouloir caresser une chose vivante qui a tout l'air d'un cobra, non c'est trop!). Qu'un scénario et des personnages comme cela soit dans un film direct to DVD soit, mais sur Prometheus avec son budget et Ridley Scott derrière, là non, on peut se plaindre et être déçu. Autre point, il s'agit d'un avis perso, mais pour moi j'ai pas du tout accroché à Naomi Rapace. Elle joue son rôle très bien mais son visage de collégienne quelconque et candide ne va pas avec son personnage fort à la Ripley. Dommage, je suis resté du coup assez indifférent à son destin, qui de toute façon, avec un tel scénario, était déjà tout tracé.

      Deuz, pour vous ouvrir les yeux, je vous conseille cet article:
      http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/06/03/promethee-use-et-abuse/
      J'ai du coup l'impression qu'il n'y a rien à garder de Prometheus. C'est triste.

      Soyons clair aussi, il y aura un Prometheus 2 (voir un 3, d'après ce qu'il se dit) et un Alien 5 pour boucler la boucle. Espérons juste que les scénarios soient déjà solides et cohérents avec des personnages utiles et forts, chacun jugera ensuite selon ses goûts.

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    3. Je souhaite ajouter que tout n'est pas noir, d'où mon désarroi, certaines scènes sont vraiment formidables et Fassbender est incroyable (je pense à ce début en hommage à 2001). Dommage que tant de scènes soient gachées et des personnages, comme celui de Charlize Theron, ne soient pas mieux ou plus exploités.

      Finalement, j'aurais tendance à dire que le film joue petit bras avec finalement des conflits et enjeux qui se déroulent à 90% entre "humains" (j'y inclus l’androïde) là où dans Alien (malgré l'absence à l'écran de la créature) les humains sont en général ensemble (le coup monté de la compagnie étant révélé après la mort du commandant). Du coup, on a un film très "éclaté", sans communication des infos aux uns et aux autres (tout le monde s'est fout, seul le plan de chacun compte). Dommage.

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  2. "Nous n'aurions pas dû venir! C'était une erreur! Ce n'est pas ce à quoi nous pensions!" hurle Elizabeth Shaw. Quand cet avertissement résonne à nos oreilles, il fait écho à certaines de nos pensées récentes. Mais il est déjà trop tard...
    Après une bref ellipse de deux ans à bord du Prometheus, nous accostons sur une planète fort lointaine qui cache en son sous-sol des choses pas très catholiques. Ridley Scott nous entraine dans une rocambolesque adaptation moderne de l'exploration des pyramides d'Egypte - syndrome Tintin ou Adèle Blanc-Sec? Sauf qu'ici les vases canopes renferment des organismes qui se réveillent de vilaine humeur et de gros appétit. Comme dit l'adage, c'est la curiosité qui a tué le chat... et la quasi-totalité de l'équipage du Prometheus. Dont on se moque comme d'une guigne, puisque les différents intervenants, hormis leur fort accès écossais, n'ont pas grande épaisseur. Il en va de même pour la sculpturale et glaciale Charlize Théron qui fait... des pompes et dont la pusillanimité lui fera connaître un destin d'insecte. Noomi Rapace qui incarne Elizabeth Shaw, l'héroïne - qu'elle me pardonne - ne convaint pas. Ce n'est pas qu'elle n'y met pas du sien, jugez plutôt : fouille archéologique, traumatisme infantile, congélation, vomissement, fornication, deuil, césarienne, gifle, course éperdue et survie. Et tout cela entre la Noël et le jour de l'An, des fêtes de fin d'année un peu raide pour le commun des mortels. Pour faire passer la pilule, elle transpire dru.
    Bref, beaucoup de questions sont soulevées tandis qu'une absence alarmante de réponses collent le spectateur à son strapontin, cependant que les personnages subissent une hécatombe dans un scénario qui se contrefout magistralement du temps qui passe. Une scène d'ouverture sans queue ni tête, ça commence bien; un sépulcre qu'on découvre du premier coup alors qu'il se trouve à 30x10 puissance 14 km de la terre, okay; un droïde qui parle couramment le... dieu-sait-quoi, passons; un extraterrestre qui après deux millénaires de roupillon ne pense qu'à reprendre son boulot là où il l'avait laissé dans un élan meurtrier de conscience professionnelle, admettons; mais que le rythme - et les violons, encore eux... - tue une action qui se devrait d'être haletante, là, désolé, on aura beau se forcer, ça bloque. La seule frayeur provient d'un antédiluvien bandonéon ayant appartenu à Stephen Stills. Cela valait-il la peine de faire autant de chemin pour un instument à vent au coeur d'une gigantesque usine à gaz? D'autant que les deux derniers films de science-fiction dignes de ce nom se passaient sur Terre (District 9 et Monsters). Sans parler de la tétralogie Alien initiée par... Sir Ridley Scott lui-même. Au moins nous retrouvons avec plaisir les fantasmes biomécaniques de l'helvète H.R. Giger.
    Avec Prometheus, Ridley Scott nous promettait une pièce montée et ne nous sert qu'un... kloug. Nous laisserons le spectateur seul juge. Gageons que le prochain épisode lui permettra d'affiner son verdict. A moins que dans l'espace, personne ne l'entende protester...

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    1. District9 OK mais Monsters, franchement bof. Le meilleur film de SF de ces dernières années est comme d'habitude un petit film extrême malin. C'est Moon de Duncan Jones, un futur très grand.

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  3. Excellent critique ;)
    Tu pointe le doigt au vrai probleme qui fait naitre de nombreuses critiques negatives
    fallait le signaler , bravo ;)

    (Hakim de la 7ème Seance)

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  4. Bien Bien. Je suis plutôt en désaccord avec cette critique. Allez y crachez moi dessus le film est mauvais ( pour faire court).
    En revanche je suis d'accord au moins sur une chose Alien est critiquable est possède ses faiblesses et incohérences. Sur ce point je suis heureux de trouver quelqu'un l'admettant.
    Visiblement ce n'est plus un film (fort bon au demeurant) mais une sorte "d'oeuvre culte déifiée" .

    Cyril.

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    1. En effet, pour ça, les films, c'est un peu comme la vie : on arrondit souvent les angles avec le temps... Mais on attend justement d'une critique construite qu'elle ne tombe pas dans ce genre d'illusions (ce que j'essaye de faire). Si je m'écoutais, je rejetterai même un petit coup d'œil à Alien 3, que beaucoup se remémorent comme un film presque intello et arty mais qui, dans mon souvenir, comportait énormément de plans où l'on voyait juste des abrutis courir dans tous les sens, en traversant en long et en large les mêmes couloirs oranges... Mais je ne veux pas dire de bêtises, il faudrait vraiment que je le revois ;)

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  5. C'est fou le nombre de gens qui vont au cinéma pour avoir des réponses ! Je ne sais pas moi, j'essayerais plutôt une bonne thérapie ou une secte...
    Trêve de plaisanterie.
    Moi j'ai trouvé ce film incroyable, je parle en terme de science-fiction.
    J'ai été riveté à mon fauteuil du début à la fin. Je n'avais rien lu sur le film à l'avance et tant mieux, je suis resté scotché.
    Ce que d'autres appellent "manque de profondeur des personnages", moi j'ai trouvé ça habilement distillé , de telle sorte qu'au début on a de l'empathie pour tous à part égale.(à part le géologue un tantinet agressif mais ça rajoute du piquant).
    L'"architecte rescapé" avec sa gueule de Statue de Michelange est flippant à souhait, ses réactions imprévisibles...
    C'est vrai que Charlize Theron courant dans la mauvaise direction pendant quelques secondes de trop m'a fait un peu tiquer. Mais c'est d'autant plus surprenant que tout le film on se demande si elle n'est pas effectivement une androïde (un modèle unique considèré comme raté par son créateur par exemple).
    Bon, la, tout de même, j'imagine qu'elle ne se relêvera pas de sous le vaisseau dans le prochain épisode..."Expect the unexpected")
    Bref j'ai été mené de surprise en surprise avec des bonnes doses d'effroi. Depuis la tentative de faire revivre la tête...Même les espèces d'hologrammes qui courent dans les couloirs m'ont mis à mal...
    Ta critique est en tout cas excellente et fait du bien au sein de tout ces "experts" qui savent ce qu'est le vrai cinéma et veulent jeter le bébé avec l'eau du bain.
    Sir Ridley Scott n'est pas dupe, il évite les écueils de refaire un remake de son premier Alien tant et si bien qu'il fait presque une scène comique de la découverte de la 1ère créature au sein des oeufs. "She's Beautiful!" -"She?" -"Yeah you can tell it's a she! she's a baby!" LOL.
    Je mettrais tout de même un bémol pour la musique qui ne remplit vraiment que sa fonction "hollywoodienne" dans tout les sens du terme et dès lors relativement quelconque . Alors que la musique d'Alien de jerry goldsmith était vraiment particulière (surtout le petit phrasé de flute traversière) et participait à l'installation d'une ambiance (maintes fois imitée mais jamais égalée). J'aurais bien aimé entendre ce genre de chose. (mais là ce n'est qu'en fonction de mes attentes.)
    N.B.comparer ce film avec "district13" (qui n'est pour moi qu'une fable sur l'apartheid transposée en science fiction ) relève pour moi de la mauvaise foi, pourquoi pas avec comparer avec "men in black" tant qu'on y est.

    Chouette critique. Je découvre ton site, je vais aller voir les autres.

    Eric.

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    1. Merci pour ce commentaire :)
      Pour la musique, je suis assez de ton avis sur l'ensemble, mais j'ai bien aimé le fait que l'on ait ici un vrai thème principal, bien identifiable et revenant dans différentes variations selon le moment, un peu comme dans les grandes B.O. des années 80/90 (le thème me fait même un peu penser à celui du Superman de Donner).

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  6. Je me permets de plussoyer l'auteur de ce superbe site : j'ai juste adoré ce putain de film ! Sans rire, dès l'introduction, quelle beauté, quelle majesté dans les images ! Le film prend son temps, pose de nombreuses questions et, c'est vrai, donne finalement assez peu de réponses. Mais qu'importe ! Le suspense est haletant, les personnages à mon sens vraiment bien écrits (superbe Michael Fassbender, putain de good choice pour jouer un cyborg !) et puis merde, ces scènes de flippe ! Ralala le moment où l'héroïne se la joue "bon cassez-vous je vais me sauver moi-même vous êtes trop useless" j'étais juste tétanisé sur mon fauteuil ! Mention spéciale à la 3D qui était étonnement réussie, avec de vrais beaux effets de profondeur, très loin du simple gadget ! Et sinon le spécialiste, tu as une théorie pour expliquer la scène d'ntro ? J'ai beau la retourner dans tous les sens, rien n'est vraiment clair... En même temps, j'imagine que c'est voulu et qu'il faut plus ressentir les choses... Mais on dirait une sorte de rite initiatique, comme si le dernier des architectes se donnait volontairement la mort... Peut-être était-ce lui qui stoppa la folie de ses congénères, les empêchant de venir nous /wipe ? En tout cas, super film, qu'importe les détracteurs et les "vrais fans" !

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    1. Thanks Bro ! Si je me sens d'attaque, je vais peut-être me lancer dans un petit article Cinéblabla donnant quelques explications/théories sur le film, pour ceux que ça intéressent :)

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    2. Bon article vraiment objectif et bons commentaires dans l'ensemble.
      Il serait en effet trés intéressant de donner quelques explications/théories sur le film.

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  7. Au risque de me décrédibiliser je voudrais reprendre ici la défense d'un film que tu fustiges au passage dans ta critique : le ROBIN HOOD de Scott qui, sincèrement, mériterait de ta part une second vision. Je l'ai revu en blu-ray récemment, en version longue, version qui corrige absolument tous les problèmes de narration qui m'avaient sauté à la gueule au ciné. Reste un vrai film épique, à mon sens incroyablement bien écrit, et qui redonne vraiment tout son panache à cette légende.
    Quand à la version avec Costner... que j'ai également revue en blu-ray... ben que dire si ce n'est que c'est moche l'age adulte, on se rend compte que l'enfance te faisait bouffer des trucs pourris et qu'on aimait ça. Quel délire kitchos au possible, c'est juste pas croyable comment il a mal vieilli ce film. Donc pour moi, Russel Crowe est bien le vrai Robin des Bois...
    Mais après qu'est-ce que j'en sais, j'ai même kiffé Kingdom of Heaven (putain de version longue aussi ! Même problème que Robin, même solution !) Scott Fanboy inside :D

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    1. J'étais vite retombé sur la version Costner un jour et c'est vrai qu'aujourd'hui elle pique les yeux, la gorge et le nez ! Mais au moins, Kevin tirait plus de deux flèches dans le film (et avait un superbe brushing). Et pas sûr non plus que la version de Ridley n'accuse pas également le poids des années dans quelques temps (surtout que le film est mauvais à la base, je persiste). Et puis, aucune version longue au monde ne pourrait rendre épique une bataille finale avec Marianne et quatre gosses sur des poneys donnant des coups d'épée dans l'eau comme des attardés... Mais peut-être que je verrai quand même ce director's cut un jour (un dimanche pluvieux où j'aurai une grosse diarrhée) et que je changerai alors d'avis, on ne sait jamais !

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  8. Bonjour à tous,

    Personnellement j'ai adoré ce film, j'ai moi aussi été scotché d'un bout à l'autre.
    Alors oui on peut faire des reproches à la fin du film, se poser plein de questions, mais faut quand même avoir les pieds sur Terre: Si le réalisateur avait voulu expliquer toutes les "incoherences" que certains soulèvent, y'aurait fallu faire un film de 5h, non? Et 5h sur un fauteuil, ça fait mal aux fesses ^^
    J'pense qu'à un moment faut faire des choix. Soit on veut de l'action et de la SF, soit on est obsédé par les raccourcis pris par le réalisateur et les évenements parfois un peu louches, auquel cas on change de salle pour aller regarder une comédie bien ficelée.
    Y'aurait pu avoir un peu plus de sentiments entre les personnages du film effectivement, mais y'aurait fallu supprimer des scènes autrement intéressantes.
    Quand on regarde un film de SF, faut pas s'attendre à pouvoir tout expliquer. Justement, les choses inexpliquées peuvent donner à manger à notre imagination. Quel interêt d'avoir toutes les réponses à nos questions? Autant aller s'coucher tout de suite x).
    Certains disent que les membres de l'équipage prennent trop de risque comparé à leur formation, ce genre de choses. Bah s'ils avaient été à chaque fois trop prudents, prière de m'excuser mais certainement qu'on se serait fait un peu ***er au cinéma ^^ A quoi certains s'attendaient-ils? On va au cinéma pour s'en fiche plein les mirettes de choses incroyables, même si on peut pas tout expliquer ou trouver la logique partout. Pour ceux qui veulent à tout pris cette logique, je peux leur conseiller les documentaires sur Arte ^^


    Tout ça pour dire qu'on peut pas tout avoir dans un même film et qu'on peut réussir à se contenter des points positifs de ce film sans avoir à pondre des critiques qui ne parlent qu'uniquement des points négatifs ^^

    Bonne continuation à tous!

    PS: Je ne suis qu'un spectateur lambda, mon commentaire vaut certainement ce qu'il vaut ^^, chouette critique Monsieur KickAss :)

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    1. Tu rajoutes de très bons arguments à ce que j'ai en partie essayé d'exprimer dans cette critique ! Bien vu pour le comportement des scientifiques qui, s'ils avaient été aussi prudents que certains l'estiment nécessaire, auraient juste passé deux mois dans leur base à remuer des éprouvettes avant d’oser toucher quoi que ce soit sur la planète LV-223. Et, comme tu le dis, on se serait un peu fait ***er ! Du coup, ça me fait penser que tous ceux reprochant au film son manque de crédibilité scientifique ont dû aussi détester Jurrasic Park, par exemple (des scientifiques qui créent un T-Rex, c'est pas très prudent non plus), ou alors ils l'ont aimé car ils étaient plus jeunes à l'époque, ce qui voudrait dire qu'il ont simplement perdu leur âme d'enfant à présent... Je les plains :(

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    2. Si les scientifiques avaient été prudents, il auraient envoyés des militaires:
      Shelton - c’est bon ras, c’est sécurisé, on à des cadavres ici, on dirait que quelque chose les a perforés. Ils devaient pas être à la fête. Les louvetaux ont fonctionné ?
      Janek -Ouai ils font le tour de la tanière, pas de signe de vie visiblement.
      James -L’air parait respirable, vous pourrez étudier tout ça sans casque, on est pas heureux là ?
      Biologiste -non, mieux vaux être prudents, un air respirable ne signifie pas forcément un air sain, votre rhume, James.
      James -Ouai, ok, moi je suis que militaire je disais ça pour aider
      Janek -(alors fait ton boulot c’est ça ton aide) pas de soucis James
      Shelton -Ok, bon, la tanière est à vous
      Vickers -On arrive

      Un deuxième véhicule sort du prométheus puis arrive au dome. Vickers en sors la première, suivie de la smala bac+8 et de 3 autres bidass:
      -Le voyage à été bon ?
      Vickers ne répond pas, trop snobe et trop pétasse elle s’engouffre dans le dôme.
      -après 2 ans en stase dans l’espace, un peu de route c’est sympa.
      Shaw est gentille elle et sympa mais avance vite dans la tanière.

      Shelton -James ?
      James -On a un corps plus haut, il semble décapité, il fait face à une porte.
      (*on évite les hologrammes à la con, d’une je vois pas l’intêret du système, de deux, pas besoin d’avoir la déduction de Goren pour plus tard deviner ce qui c’est passé).
      Shaw, vickers, holloway et la biologiste suivent le groupe de GI tandis que les autres bac+8 effectuent des prises d’échantillons vers l’entrée du dome.
      Sur place :
      Holloway –gigantesque…
      James -j’aimerai pas avoir à faire à ces gars là...
      Shaw -il faut ouvrir cette porte!
      Vickers -David ?
      D8 -Ce panneau semble pouvoir ouvrir ceci, on dirait un système binaire, une sorte de bouton…
      Vickers -David, ouvrez cette porte
      Shelton - En position!
      D8 tatonne mais parvient à ouvrir la porte qui crache un bon tas de poussière:
      D8 –désolé…
      James –je comprend l’intérêt des casques… (ben oui ducon)
      Shelton fait ces signes militaires pour positionner ces gars afin d’entrer.

      Alors ya une tête et des amphores qui commencent à suinter. Pas besoin de regarder cube pour savoir qu’il existe des dizaines de systèmes capables de détecter et de discriminer quelque chose (si le capteur de mouvement chez moi ne sait pas différencier un papillon de nuit d’une voiture ce qui me peut me réveiller la nuit, d’autres systèmes savent le faire), à fortiori dans un dôme sur une planète E.T…

      David se comporte comme un mec qui veut piquer quelque chose dans une superette, ce que James remarque, tandis que Shaw fixette sur la tête :
      Biologiste - parfait état de conservation ça parait fou!
      Holoway -il fait moins 30 aussi…
      (alors si les moins 30 suffisent pour expliquer la conservation, les dialogues précédents sont inversés et complétés. Sinon, style : l’air contient peut être un truc du genre, ou non les – 30 ne suffisent pas à expliquer cela, sinon on aurait…)Enfin bref.
      Shaw – il faut l’emmener...
      Vickers – attendez, ne touchez à rien.

      La biologiste part au fond de la salle car elle aime aller au fond des choses, james la suit mais garde un œil sur david, qui, conscient de cela, fait lui aussi un petit tour. La biologiste s’intéresse à cette espèce de morve dégueux qu’il y a ci et la.

      Janek –les enfants, il va falloir lever le camp, on détecte une espèce de tempête pas sympa qui se dirige sur nous, alors on gicle et fissa

      Vickers – Vous avez entendu, on part...
      Shaw – et la tête ?
      Vickers - (allouette) elle sera la après la tempête non ?
      Holloway – Elle pourrait durer plusieurs jours ou plusiers semaines.
      Shaw - steplait steplait steplait steplait steplait steplait steplait
      Vickers – ok, mais c’est quarantaine direct et vous me saoulez pas (on dirait une mère qui na de strict que l’apparence en fait).

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    3. C’est un peu la panique, la tête rentre pas super dans le sac spécial quarantaine et un bidass se vautre comme une merde dans les pieds du corps, james met le pression sur la bio pour qu’elle ramasse son bordel, la consciencieuse est assez stricte sur son job, David en profite vite fait pour choper une jarre, tout le monde se tire mais james et la bio sont à la traine. Devant, david les regardes avec un sourire et passe la porte

      James - capitaine shelton!, Le robot à …

      La porte se ferme.

      Shelton – James ! james ! putain ils sont enfermés, c’est quoi ce merdier, james !
      Vickers - la porte coupe la communication, David !
      Janek – eh ! on se magne les tantouses !
      D8 – on doit rentrer, je ne sais pas si je pourrais rouvrir la porte à temps
      Shelton - tu m’ouvre la porte (et je te chopperais plus tard parce que la dernière chose dont m’a parlé james c’est toi sale ordinateur sur beuj).
      Vickers – David !

      Le robot lutte, il tente diverses combinaisons, mais la porte reste inerte.

      Vickers –on rentre, on a pas le choix, on les sortira de là…

      Shelton a ce regard inquiet mais confiant qu’on les héros américains.

      *On sait pas si le robot a vraiment lutter pour ouvrir la porte ou si il gagne du temps en isolant celui qui la cramer volant une jarre ou même s’il sacrifie james et la bio aux jarres suintantes. On sait pas. On sait même pas ce qui à causé la fermeture de la porte : la prise de la tête, de la jarre ? David ?

      *Moi je dirais david mais on sait pas. On est sous un dôme E.T.

      Ils ont été prudents et c’est quand même part en sucette. Ils ont la tête. David à sa jarre. Et 2 membres d’équipe sont isolé du reste. Un malin : la bio, et un sympa un peu concon, James.
      Quoi qu’on organise ça ne se passe jamais comme prévu, même la nasa à des navettes qui explosent.

      Donc évidement ce sont James et la bio qui vont faire face au cobra, il s’avère menaçant, la bio est fascinée, elle kiffe mais elle s’approche pas, mais elle kiffe à mort. James à des suées par contre, il a le canon droit sur la bête :
      Bio – ne tirez pas..., restez calme..., vous vous rendez compte ? une forme de vie E.T ! Pas d’yeux..., une peau légèrement…
      La bête s’approche, lentement et se dresse, lentement.
      James –wow wow wow, bouge pas salope, reste à ta place! ...
      La bête ouvre sa tête et laisse apparaitre sa petite bouche de suceuse vicelarde:
      Bio –incroyable…
      James –je la bute, je la bute…
      Il tire, rate à moitié, voir complètement en fait et la bête jaillit sur le bras de james qu’elle casse carrément (alors ce serait marrant d’avoir du sans et des os mais la legislation pour du grand public le permet-elle ?)
      James – waaaaaaaaaah la vache ! putain de saloperie, retire moi ça, retire moi ça !

      La bio décapite la bête, ça gicle>casque>tombe dans huile noire>tete repousse>rentre dans le bras par le fracture ouverte>deeproathe le pauvre james.

      Si on veut suivre la trame de prometheus avec un zombie, on peut préférer voir la bio se faire deeproather. On peut aussi imaginer que james est finalement retrouvé et amené sur le vaisseau, et qu’a la kane dans alien, il foute malgré lui le bousin. Enfin tout est possible, mais ici, je préfère largement ce scénar à celui de prométhéus ou les deux connards jouent à mu-muse avec le cobra comme s’ils étaient face à un lionceau (potentiellement dangereux mais connu) alors qu’ils sont face à l’inconnu (moment du film ou je ri alors que j’aurait du être sous tension).

      Bref ils peuvent être un peu plus prudent, avoir une expédition un peu plus sérieuse et que ça parte en sucette quand même.

      Alors que là je suis désolé, on a un tas de connard pas préparé alors que sensé l'être, qui servent à rien puisque david fait tout.

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  9. Bravo pour l'article...!
    Il nous fait voir le film sous un autre angle et cela change des critiques principalement négatives qu'on lit ici ou là.

    Ce film avait tout de même été annoncé au tout départ comme étant une préquelle à Alien, puis, silence radio. Puis "Non finalement ne vous attendez à rien, vous allez être surpris, c'est une nouvelle histoire dans l'univers d'Alien..." On donc a aussi joué sur l'attente et les nerfs des fans. Ceci explique aussi cela...

    Alors certes, ce nouveau monde est visuellement beau, les moyens techniques étant à portée de ce grand réalisateur. Mais à force de vouloir trop paraître et se distancer d'Alien, il a fini par se suffire à lui même. De là, exit les réponses aux questions qu'on se posait dans Alien (origine du Space Jockey échoué, origine de Aliens). Au contraire, c'est de nouvelles questions qui débarquent : Si les Space Jockey nous ont créés, qui a créé les Space Jockey? Pourquoi nous indiquer un lieu de stockage d' "Armes de destruction massive" comme lieu de RDV... Et puis il ne faut pas écarter un certains anachronisme avec Alien et autres AvsP : Comment est-il possible que les tenues et les moyens techniques utilisés dans Prometheus sont plus modernes que ceux utilisés dans le Nostromo (même si ce dernier était censé abriter que de simples "ouvriers de l'espace"). Qui est ce Peter Weyland comparé à Charles Bishop Weyland ?

    Bref, plus j'essaie de voir le côté positif et intéressant du scénario, plus je m'y perds (effet Lost sans doute)... Plus j'essaie de ne pas voir l'affiliation, plus je me demande pourquoi ne pas avoir créer un nouvel univers tout simplement... C'est sans doute bien parti pour être une nouvelle Trilogie, et on peut s'en réjouir, mais il restera toujours cet arrière goût bizarre... espérons que Prometheus III face le lien tant voulu :)


    PS
    Si vous voulez bien apporter votre contribution à mon article, c'est avec plaisir : http://blog.fnac.ch/2012/05/29/prometheus-reactions-a-chaud/

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  10. imho

    Ce film est une réussite totale sur la forme; c'est très (très) beau, la 3D est bonne, il y a du rythme (on s'ennuie pas), de l'action, du gore, du gros divertissement quoi.
    C'est un échec total sur le fond.

    "Les approximations et autres incohérences (...) inhérentes aux genre horrifique"
    Wuuut? Elles sont où les incohérences dans Suspiria?
    D'accord pour dire que plus un film a un petit budget et plus il a de chances de présenter des trucs incohérents mais ça s'arrête là.
    On n'a qu'à dire aussi que les scénarios qui tiennent la route sont inhérents aux thrillers tant qu'on est dans les affirmations à 15 francs.. :)
    Un bon film de SF ne contient pas plus d'incohérences qu'un bon film d'horreur ou une bonne comédie.

    Parce que le secret c'est ça: Prometheus c'est le plus gros film de série Z jamais réalisé.
    C'est pas grave. C'est pas sale. Il faut l'accepter et vivre avec. (et moi aussi je l'ai attendu pendant 3 ans ce p* de film)

    J'accepte totalement de ne pas avoir de réponses à mes questions (on est d'accord: c'est pas 2001 ou Stalker) mais j'accepte moi d'être pris pour un con pour des incohérences factuelles aussi évidentes que:
    - le géologue qui guide tout le monde et qui se perd dans les tunnels ("- faut bien qu'il meure!" "- bah ils pourraient le faire mourir intelligemment, c'est le même prix..")
    - le médecin et l'archéologue qui jouent à docteur maboul avec la tête de space jockey
    - la même tête coupée il y a 2000 ans et en parfait état de conservation
    - le poulpe qui voit son volume multiplié par 50 en deux heures
    - une p*tain de flûte pour piloter le vaisseau.. une flûte! (le new age moisi d'Avatar all over again..)
    - David qui ouvre toutes les portes
    - le Prometheus qui va 1000 fois plus vite que la vitesse de lumière
    - Une équipage de 17 personnes? euh ouais.. j'en connais combien? 8? C'est qui lui? ah bah il vient de crever..
    - l'archéologue qui pousse le commandant à se poser sur un site archéologique, rien à foutre, gueu-din l'archéologue ado.
    etc etc etc..
    Je suis tolérant comme mec.. j'en tolère 4 ou 5 des trucs comme ça dans un film..
    Mais là y'en a une bonne trentaine!
    Oui: il y en avait sans doute un paquet aussi dans Alien (et dans beaucoup de grands films d'une manière générale) mais des bons films qui contiennent des trucs aussi flagrants/ridicules, des trucs qui te font pouffer de rire pendant 3 secondes et cassent complètement l'ambiance qu'on essaie de construire je n'en connais pas.. (Robocop 3? :D )

    Alors oui, certains disent: "attendez la director's cut parce qu'ils ont enlevé 20 minutes".. pourquoi pas, oui.

    "Et l'on ne peut non plus, dans le cas présent, reprocher à un quelconque marketing de nous avoir induit en erreur.."
    Alors là par contre, désolé mais si, on peut.
    Il doit y avoir 7 minutes de l'univers d'Alien dans ce film et en dépit de ça et jusqu'à il y a quelques mois ils nous ont vendu Prometheus comme une prequel (avant de se raviser).. En même temps ils sont pas cons; avoir vendu le film comme ça en 2010-2011 va sans doute ramener quelques dizaines de millions de $ supplémentaires au box office à entrainer tous les fans d'Alien qui n'y seraient pas allé s'ils avaient vendu le film honnêtement cad en disant: 'un film d'action/horreur/sf réalisé par Ridley Scott avec quelques clins d'oeil à l'univers d'Alien'

    Parce que bon hein finalement est-ce qu'on s'en tamponne pas le coquillard des 'space jockeys' dans Alien en fait?

    Mais faut arrêter, ça vaut 12/20, pas plus.. et les héros du flim sont à mon avis beaucoup plus le chef op et Fassbender que Ridley Scott et cet horrible garnement dyslexique/hyper-actif qu'est ce mec de LOST qu'ils sont allés chercher..

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    2. - le géologue qui guide tout le monde et qui se perd dans les tunnels ("- faut bien qu'il meure!" "- bah ils pourraient le faire mourir intelligemment, c'est le même prix.."): vrai, même si en fait il se contente de balancer les louvetaux, ce que n'importe qui peut faire, et c'est même pas de la géologie.
      - le médecin et l'archéologue qui jouent à docteur maboul avec la tête de space jockey: ça c'est l'une des pires scènes, c'est de la pure merde je suis désolé.
      - la même tête coupée il y a 2000 ans et en parfait état de conservation: je ne vois de problème ici, on entend parler de -27°C, et par ailleurs, n'importe quoi dans l'air ou autre chose de SF peut expliquer la tête conservée.
      - le poulpe qui voit son volume multiplié par 50 en deux heures: pareil, c'est SF, le cobra croit vite lui aussi, sans parler des xénomorphes de manière générale. Rien n'empêche ce genre de réalité dans un film SF.
      - une p*tain de flûte pour piloter le vaisseau.. une flûte! (le new age moisi d'Avatar all over again..): je suis d'accord, outre que c'est nul, ça n'a aucun intérêt, à part faire bobo écolo.
      - David qui ouvre toutes les portes: Oui et non, c'est un processeur qui à un siècle d'avance sur nous. si ils l'ont chargé aux écritures anciennes et avec des systèmes de déchiffrages hyper puissant, il doit pouvoir comprendre certains panneaux, c'est pas gênant. Qu'il fasse tout tout seul comme le patron alors que ce n'est qu'une machine, ça par contre...
      - le Prometheus qui va 1000 fois plus vite que la vitesse de lumière: là c'est abusé mais hyper mineure. Je n'ai pas calculé combien ils avaient parcourut sur 2 ans et donc quelle était leur moyenne. Déjà je m'en tamponne.
      - Une équipage de 17 personnes? euh ouais.. j'en connais combien? 8? C'est qui lui? ah bah il vient de crever..: 17 personnes pour une expedition, c'est léger, oui, qu'il crèvent sans qu'ont les connaissent, je m'en fout, que ceux qui ont une identité crèvent et que je m'en tape, ça me parait déjà plus embêtant.
      - l'archéologue qui pousse le commandant à se poser sur un site archéologique, rien à foutre, gueu-din l'archéologue ado: mouais, je m'en tape aussi, fallait bien qu'ils se posent de toute manière, comme avec la nasa et la lune, la lune est souillée maintenant mais c'était inévitable. L'archéologue léger dans sa tête, en même temps il n'est qu'archéologue, pas explorateur de l'espace, ce qui justifiait qu'il ne puissent pas s'arroser comme un con. Il suit shaw, alors il s'en fout, admettons. Mais non, il devrait être excité, et on le sent blasé, gênant.

      Parce que bon hein finalement est-ce qu'on s'en tamponne pas le coquillard des 'space jockeys' dans Alien en fait?: Dans alien on s'en tamponne effectivement, mais moi perso il me fascinait ce grand truc perforé avec sa trompe magnifiquement crée par geiger. Néanmoins, et c'est ma plus grosse déception, ça aussi ils l'on tué en le transformant en humanoïde nettement moins fascinant. Rien n'empêche ceci dit Scott d'orienter sur les SJ et d'en faire ce qu'il souhaite.

      Pour le reste +1

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  11. Bonjour cher Deuz,

    J'ai été stupéfait par votre fantastique article!

    En sortant de le séance, j'étais persuadé que les Américains tenaient enfin leur "Beowulf". Mais après vous avoir lu....Quel talent!

    Ma belle-mère est dépressive car elle a une vie de merde. Je pense qu'avec votre talent de conteur vous pourriez la convaincre que, pas du tout, sa vie est magnifique :-)

    Merci en tout cas d'avoir essayer de nous consoler de notre temps perdu hier soir en voulant essayer de transformer cette triste vessie de film en lanterne.

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    1. Quelle coïncidence, je suis justement écrivain biographe à temps partiel ! N'hésitez donc pas à me donner le numéro de votre belle-maman, que je lui vienne en aide en réécrivant complètement sa vie ! Son mariage avec votre père ou le vôtre avec sa fille est d'ailleurs, à mon avis, l'une des causes principales de son actuel état dépressif, triste fait que je pourrais heureusement effacer d'un coup vif de ma plume aguerrie ! Et si votre belle-doche est jolie, je pourrais même lui donner un petit coup d'autre chose pour lui redonner le sourire ! Elle est pas belle, la vie ?

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    2. @Deuz : Ca sert à rien de déverser tout ton fiel comme, ça !!! Mon pote, tu l'as bien cherchée celle là. Même si denis te chambre un peu, force est de constater qu'il n'a pas tort : tu défends bec et ongles ce film, quitte à faire passer ses détracteurs pour des gros cons qui ne comprennent rien au cinéma.
      Je suis de mon coté tout à fait d'accord avec toi sur le fait que le film est très beau (photographie, effets spéciaux, décors, musique, etc...). Mais je suis désolé, le scénario est à jeter. Comme il a déjà été dit sur d'autres posts, on peut accepter quelques incohérences ou quelques kitcheries dans un film sans faire le difficile, mais là, on est pas loin d'un "Mister Bean dans l'espace".
      Même en prenant le film pour ce qu'il est (sans chercher de rapport avec Alien), les incohérences et absurdités sont trop nombreuses et font qu'on décroche du film : à plusieurs moments où le spectateur devrait être pris dans le suspense, ben... il se marre.
      T'as le droit de pas être d'accord, mais faut être un peu objectif aussi : ce film a un grosse lacune scénaristique.

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  12. Depuis quelques jours, je me tâte à aller revoir "Prometheus". Mais les incohérences du scénario, après une deuxième vision, ne vont-elles pas me faire quitter la salle au bout de dix minutes? Que celui qui a sauté le pas me fasse part de son expérience. Je voudrais bien redonner à ce film la chance qu'il mérite car, diantre, c'est sir Scott qui est aux commandes!La musique de ce film me trotte dans la tête, il faut dire qu'elle me rappelle le thème de John Williams lorsque l'on découvre la planète Krypton dans le "Superman" de Richard Donner.

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  13. Je suis allé voir Prometheus sans avoir aucune idée de ce que c'était, juste parce qu'un pote m'a dit "vient, ça a l'air cool". Et j'ai trouvé ça nul. Si bien qu'en lisant ta critique, j'y vois avant tout trois paragraphes de strawmen.

    Etre obligé de consacrer pratiquement la moitié de ta critique à du strawmen visant à inventer les raisons qui font que les gens trouvent ce film mauvais, ça devrait vaguement te faire réfléchir aux qualités intrinsèques du film...

    Après, tu parles d'"effet spéciaux parfaits", de fait, je n'ai pas souvenir qu'un maquillage aussi réussi que celui de Weyland dans toute l'histoire du cinéma ou d'un poulpe géant aussi crédible que celui de la scène de fin. C'est "parfait", il y a même une scène où moi et mes deux potes avons été obligés de retirer les lunettes 3D tellement nous avions mal aux yeux (la scène où David explore les rêves de la rouquine, au début du film).

    Mais le principal défaut du film, c'est cette succession de passages inutiles, et de personnages qui n'ont rien à foutre de ce qui se passe. Un zombi attaque la baie de chargement. Cool story bro, tout le monde s'en fout (même ceux qui voient ça par les caméras), plus personne ne reparlera plus jamais de ça : c'est juste un passage inutile parce que les zombis, c'est cool. La capitaine brûle vif un membre d'équipage pour ne pas avoir à lui prêter sa machine médicale, tout le monde s'en fout, y compris la capitaine elle-même qui fait entrer la rouquine malade dans le vaisseau moins de 10 secondes après avoir cramé un type malade. La rouquine pète deux scientifique, tout le monde s'en fout et elle peut tranquillement aller dans les quartier de la capitaine, qui ne sont évidemment pas fermé. Etc.

    La suspension of disbelief saute vers le tiers (ou le quart ?) du film, lorsque les deux scientifiques apeurés rentent dans la salle où ils ne voulaient pas entrer parce qu'ils avaient peur, alors que la salle est devenue encore plus effrayante avec l'espèce de goudron dégueux, et se mettent à jouer avec des cobras extra-terrestres mutants alors qu'ils étaient terrorisés deux minutes plus tôt. Une fois la suspension of disbelief partie, on endure le film en profitant des images, en se disant que la suite sera mieux. Puis on arrive à la scène la plus chiante du film, le pseudo-accouchement de la rouquine qui vient de péter deux gars, mais qui se rend malgré tout dans les quartiers de la capitaine parce que personne en a rien à foutre, puis dirige l'opération elle-même parce que la machine la plus perfectionnée de l'univers ne peut ni opérer les femmes, ni opérer seule. Et ensuite, on se dit que puisqu'on est resté jusque-là (ça fait quelque chose comme une heure et demi de film), on va pas sortir de la salle maintenant, alors on attend patiemment la fin en espérant voir des choses plus intéressantes (et de fait, la suite est plus intéressante, mais c'est pas dur).

    Ca fait plus de 10 ans que je ne m'étais pas autant ennuyé en regardant un film en salle. Sincèrement. Indianna Jones 4, La menace fantôme, ou plus récemment Battleship sont très largement plus intéressants (de façon amusante, sur allociné le film a la même note que Battleship). 4 paragraphes de strawmen inventant les raisons de mon ennui n'y changeront rien, ne changeront rien au fait que mes deux potes se sont aussi ennuyé, ou au fait que tous les gens que nous avons vu sortir de la salle était mort de rire en évoquant la nullité de ce qu'ils venaient d'avoir sous les yeux.

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  14. Le Monsieur Odieux Connard a, sur son blog, dit tout ce qu'il y avait à dire sur Prometheus.

    Même en ayant aucun souvenir d'Alien, les bras ne peuvent que tomber devant autant d'incohérences.

    http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/06/03/promethee-use-et-abuse/

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    1. L'Odieux Connard ne "dit pas tout ce qu'il y a à dire", parce qu'il fait un spoiler et non une critique ; il y a bien plus à dire sur l'inintérêt d'un film que de relever les incohérences (personnellement, j'ai plutôt tendance à aller chercher ce qui foire dans la narration ; et il existe de très bon films qui manquent de cohérence).

      Ceci étant je ne lui reproche pas, parce que son ambition est justement de faire un spoiler et non une critique. Simplement, il y a plus à en dire.

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    2. Pourriez-vous me donner un exemple de film très bon qui manque de cohérence ?

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    3. Aussi incohérent que Prometheus, non (c'est pas pour rien que ma suspension of disbelief a sauté au quart ou au tiers du film).

      Mais je ne connais par contre pas d’œuvre qui soit parfaitement cohérente ; il y a toujours de petits détails qui ne tiennent pas debout. Ce qui me vient en tête là, c'est un détail : dans le retour du jedi, l'empereur qui dit à Luke "termine ton chemin du côté obscur" alors qu'il est évident que s'il n'avait rien dit, Luke aurait achevé son père et terminé son chemin du côté obscur. Mais narrativement, cette réplique à un sens, même si elle n'est pas cohérente (elle insiste auprès du spectateur sur le moment où Luke va réellement passer du côté obscur, faire "l'acte de trop"... Qu'il ne fait pas finalement, se rendant compte qu'il est bien plus semblable à son père qu'il ne le pensait).

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    4. Note (on peut se tutoyer non ?) que je ne cherche pas à discuter de la cohérence de ce détail ; c'est juste l'exemple qui m'est venu en tête.

      Maintenant, ce détail m'a chiffonné à la vision du film, j'aurais sans doute encore plus apprécié le film sans ce détail (s'il avait utilisé autre ficelle narrative), je ne cherche pas à lui inventer une explication pour pouvoir dire "tout dans le film est très bien pensé", et au final malgré ceci mon souvenir du retour du Jedi reste que j'ai énormément apprécié le film.

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    5. Le problème n'est pas de pinailler sur un détail scientifique ou de narration subtil tel que celui que tu donnes avec le Retour du Jedi. Franchement, une coquille ou un arrangement avec certaines réalités peuvent encore passer quand il n'y en a qu'une, car après tout c'est du cinéma et on est tellement dans le film que c'est invisible. Mais là Prometheus fait si fort qu'à un certain point on ne croit plus ni en l'histoire, ni dans les personnages puisqu'ils perdent toute leur crédibilité. J'ai fini par devenir un spectateur passif, subissant l'action sans avoir la volonté de chercher à comprendre quoique ce soit puisque tout part en sucette dans un fouillis général. Je suis persuadé que l'on pourrait en tirer une pièce de boulevard avec des portes qui claquent et des personnages qui ne font que se croiser sans jamais se voir.

      La seule explication que je vois, c'est que le scénario a du être tellement modifié et remodifié par le studio (des gens dont ce n'est pas le métier en sachant en plus que la base devait être déjà bien tordue avec le scénariste de Lost) qu'à la fin c'est devenu de la bouillie. Si c'est le cas, pas sûr que Ridley Scott est envie de rééditer l'expérience.

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  15. Merci pour ce partage!

    C'est marrant, au début j'étais venu trouver des théories et explications sur le film que j'ai trouvé visuellement presque parfait (Excepté le design alien pas toujours cohérent et l'abondance de bottox alien). Finalement, j'en arrive aussi au même constat: R.D. ne fera certainement pas de suite à Prometheus et encore moins avec un des scénaristes (LSD) de LOST, vue que le trip à toujours une fin décevante... On m'aurait proposé le scénario, je l'aurais jamais produit! Nous auront surement droit a une autre histoire parallèle, ou qui rejoint celle-ci, peut-être dans l'autre sens! Le film ne m'a pas déçu au regard de la bouse générale actuelle. Il m'a clairement rappelé ce qui m'a désintoxiqué dans les jeux vidéos actuels: le manque de sens et de fond. Dans une prétendue histoire, ces manquent ne peuvent assoir un contexte, ni même des spectateurs qui se respectent dans une salle (Au fait, la recherche de sens n'était-elle pas le but de cette mission, avec celle de prolonger la vie du vieux mourrant?).

    Surtout quand on sait ce que coûte une place de cinéma, c'est un mauvais film, très bien réalisé.(Ceci dit j'aurais préféré qu'on envoie Jonathan Lambert comme "troisième rôle" qui aurait pris les commandes de la mission au fur et à mesure des pertes. Ca aurait fait un carton... Et une bonne comédie!)

    Zoltan

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  16. il a viole Alien avec cette grosse daube si on doit pas chercher de raport avec Alien je voie pas pourquoi il en ferait alusion puis il avait etai annonçai comme prequel a Alien on c foutu de notre gueule meme si apres il a decide de dire que tous compte fait rien a voir justement il aurai mieu fait de jamais faire alusion a Alien avec ce film il est aussi genial que Mars attak ou indepandence day pfff de toute façon tous ces effet speciaux ou autre 3D vous faisant croire que c jolie ne change rien une MERDE MEME AVEC DE LA CHANTILLY RESTE UNE MERDE pui essayer de rattraper le tir en disant ouai faut pas regarder sa en cherchant des reponse a Alien lol deja pourquoi il en parle alors ils ce sont rendu compte du crime quil ont fait mais bon c pas apres avoir chier dans le froc quil fuat serrer les fesse enfin si quelqun a la mauvaise idee de me l achete en dvd ou blue ray sa fera un joli dessous de verre

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  17. Prendre un film pour ce qu'il est et non pour ce qu'on voudrait qu'il soit.

    ... Tiens, cette phrase me dit quelque chose...


    Le fait est que ce film est mauvais parce-qu'il est bourré, BOURRE d'incohérences grossières; et une incohérence, rien ne peut la justifier. Et à partir du moment où un film est criblé d'erreurs, de non-sens, il s'écroule. Le reste tient du subjectif, de l'avis propre à chacun.

    J'ajouterais que si un film doit être pris pour ce qu'il est, sans en attendre quoi que ce soit à l'avance, en le respectant, alors pourquoi le comparer avec "Alien" puisqu'il y est censé existé par lui-même ? ;-)

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  18. A la lecture de cet article, je me dis que la critique cinématographique n'est vraiment pas faite pour tout le monde. Même en prenant ce film comme étant le premier représentant d'une nouvelle saga de loin apparentée à Alien, on ne peut vraiment pas louper les incohérences qui en font un navet. L'auteur précise qu'Alien (1979) en était aussi ponctué. Peut-être mais elles n'ont jamais été assez flagrantes pour nous faire sortir du film comme un trou noir nous ferait sortir de l'hyper-espace ! Comment défendre un film qui met en scène des caricatures de personnages ? ou d'autres personnages dont le rôle de plante verte serait plus à la mesure de leur talent par rapport à l'absence bruyante de leur jeu dans ce métrage ? Sans parler de la bêtise des dialogues plus simplistes que ce qu'on peut entendre dans Taxi... Quand je regarde ce film, j'ai l'impression que R.S. a perdu un pari avec un ami et a dû, comme gage, mettre les plus grandes inepties tout au long du 2h de cette bouse infâme... Allez, pour ceux qui sont intéressés par une vraie critique caustique de ce navet : http://odieuxconnard.wordpress.com/2012/06/03/promethee-use-et-abuse/

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